Voila Maktub est un super livre d'un super auteur Paulo Coelho. Je vous laisse lire quelques pages que j'ai choisi, moi même. Ces pages pleins de sagesses ;) Je vous prie de laissez vos avis et impressions même negatives sur ces "fables" (je les ai même numérotés pour vous :D) Bonne lecture.
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La vie est à l'image d'une grande course cycliste dont le but est pour chacun l'accomplissement de sa Légende Personnelle.
Sur la ligne de départ, nous sommes tous animés par les mêmes sentiments de camaraderies et d'enthousiasme. Mais, à mesure que la course se déroule, la joie initiale fait place au vrai défis : la fatigue, la monotonie, les doutes sur notre capacités....Nous constatons que certains amis ont renoncés à relever le défis – ils courent encore, mais seulement parce que l'on ne peut pas s'arrêter au beau milieu d'une route. Ils sont nombreux, ils pédalent à côté de la voiture de secours, ils bavardent entres eux, ils accomplissent un devoir.
Nous finissons par prendre nos distances ; alors, il nous faut affronter la solitude, l'imprévu qui surgit des virages inconnus, les difficultés matérielles causés par notre bicyclette. Finalement, nous nous demandons si tout cet effort vaut vraiment la peine.
Oui, il en vaut la peine. Simplement, il ne faut pas renoncer.
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Il était un roi d'Espagne qui s'enorgueillissait de son lignage, mais ce qui était aussi réputé pour sa cruauté envers les faibles gens. Un jour qu'il traversait en Aragon un champ avec son escorte – des années auparavant, son père était mort à cet endroit au cours d'une bataille -, il rencontra un saint homme qui remuait un énorme tas d'ossement.
« Que fait-tu ici ? Lui demanda le roi
- Honneur à Votre Majesté, répondit le saint homme. Quand j'ai appris que le roi d'Espagne arrivait, j'ai décidé de recueillir les os de votre défunt père pour vous les remettre. Mais j'ai beau cherché, je ne les trouve pas : ils sont semblables aux os des paysans, des pauvres, des mendiants et des esclaves. »
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Crésus, roi de Lydie, avait pris la décision d'attaquer les Perse, mais il voulut auparavant consulter un oracle grec.
« Votre destin est de détruire un grand empire », lui annonça ce dernier.
Satisfait, Crésus déclara la guerre. Après deux jours de combats, la Lydie fut envahit par les perses, sa capitale saccagée, et Crésus fait prisonnier. Révolté, il chargea son ambassadeur en Grèce de retourner voir l'oracle pour lui dire qu'il les avait trompés.
« Non, vous n'avez pas été trompés, répliqua celui-ci. Vous avez effectivement détruit un grand empire : la Lydie. »
Le maître dit :
« Le langage des signes est là pour nous enseigner la meilleure manière d'agir. Mais très souvent, nous en déformons le sens pour qu'ils concordent avec ce que nous avons l'intention de faire. »
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Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche a dit un jour :
« Il est vain de peser sans cesse le pour et le contre ; se tromper de temps en temps à autre fait partie de la condition humaine. »
Le maître dit :
« Il y a des gens qui mettent leur point d'honneur à avoir raison jusque dans le moindres détails. Nous-mêmes, très souvent, nous ne nous permettons pas de commettre une erreur. Tout ce que l'on obtient par cette attitude, c'est la crainte d'aller de l'avant.
« La peur de se tromper est la porte qui nous enferme dans le château de la médiocrité. Si nous parvenons à la vaincre, nous faisons un pas décisif vers notre liberté. »
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Un écrivain célèbre se promenait avec un ami quand sous ses yeux un gamin traversa la rue sans voir le camion qui arrivait à toute vitesse. En une fraction de seconde, l'écrivain se jeta au-devant du véhicule et sauva l'enfant. Pourtant, avant de laisser quiconque le féliciter pour cet acte héroïque, il gifla le garçon.
« Ne te laisse pas tromper par les apparences, mon petit lui dit-il. Je t'ai sauvé uniquement pour que tu ne puisses pas fuir les problèmes que tu rencontreras lorsque tu seras devenu adulte. »
Le maître dit :
« Quelquefois, nous avons honte de faire le bien. Notre sentiment de culpabilités nous incite à penser que, lorsque nous agissons avec générosité, nous cherchons à impressionner les autres ou à suborner Dieu. Il nous semble difficile d'accepter que notre nature est essentiellement bonne. Nous dissimulons nos bonnes actions sous l'ironie et l'indifférence, comme si l'amour était synonyme de faiblesse. »
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Un archer se promenait dans les environs d'un monastère hindou réputé pour la sévérité de ses enseignements lorsqu'il aperçut dans le jardin les moines qui buvaient et s'amusaient.
« Comment ceux qui cherchent le chemin de Dieu peuvent-ils être aussi cynique ? s'exclama l'archer. Ils prétendent que la discipline est capitale, et puis ils s'enivrent en cachette !
- Si vous tirez cent flèches à la suite, qu'arrivera-t-il à votre arc ? interrogea le plus âgé des moines.
- Il se brisera, répondit l'archer.
- Si quelqu'un va au-delà de ses propres limites, sa volonté est pareillement brisée, expliqua le moine. Celui qui ne sait pas équilibrer le travail et le repos perd son enthousiasme et ne peut pas aller bien loin. »
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Les moines Zen, quand ils veulent méditer, s'assoient devant un rocher : « Maintenant je vais attendre que ce rocher grandisse un peu », pensent-ils.
Le maître dit :
« Tout autour de nous, change sans cesse. Chaque jour, le soleil illumine un monde nouveau. Ce que nous appelons routine est rempli d'occasions nouvelles, mais nous ne savons pas voir que chaque jour est différent du précédent.
« Aujourd'hui, quelque part, un trésor vous attend. Ce peut être un petit sourire, ce peut être une grande conquête, peu importe. La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n'est ennuyeux, car tout change constamment. L'ennui n'est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous le voyons le monde.
« Comme l'a écrit le poète T. S. Eliot : Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois ».